Quand dans nos relations à l’autre, nous agissons selon les messages contraignants que nous avons intégrés comme nos valeurs ou pour satisfaire les objectifs de ce que nous croyons devoir être, nous ne sommes pas nous-même mais seulement le résultat de ces conditionnements qui constituent la base de notre image sociale.

Un échange entre personnes s’assimile à un jeu psychologique quand l’objectif affiché n’est pas le but réel de l’échange.

Dans un échange, les intervenants peuvent endosser trois rôles :les jeux psychologiques

  • la « Victime » qui se plaint et s’en remet à un sauveur
  • le « Sauveur » qui veut aider la victime pour se valoriser
  • le « Persécuteur » qui impose son jugement culpabilisateur

Les jeux psychologiques vont s’appuyer sur ces différentes caractéristiques et nous entraîner dans des rôles dépendants du jeu en cours. Nous pouvons être victime, persécuteur, sauveur et alterner d’un rôle à l’autre au cours du même jeu psychologique, de la même suite de transactions et au travers d’une alternance possible de jeux.

Un Sauveur se transforme en Persécuteur quand la victime n’agit pas comme il le souhaite. La victime peut se rebeller et prendre le rôle du persécuteur pour attaquer le sauveur qui devient alors, la victime, etc… Il s’agit du triangle dramatique de Karpman

Un jeu est une séquence de transactions qui suit un déroulement récurrent et inconscient, un schéma connu qui s’active malgré nous et s’articule autour des mêmes ingrédients :

  • Un Appât → un prétexte qui permet le déclenchement du jeu
  • Un Point Faible → angle d’attaque qui permet le choix inconscient du jeu
  • Des Réponses → Elles alimentent le jeu et permettent la permutation des rôles
  • Un Rebondissement → Il intensifie la charge émotionnelle du jeu et les retombées sur les participants
  • La Stupeur → Souvent liée à un brusque changement de rôle, elle stoppe le jeu par défaut de réponses adaptées
  • Un Bénéfice négatif→ Fin du jeu, un flot d’émotions sillonnent les blessures et les croyances des participants

Parmi les raisons pour lesquelles les personnes jouent un jeu psychologique ou utilisent un stratagème, on peut considérer qu’il s’agit de façon…

  •  de structurer son temps
  •  d’obtenir ou de se générer des signes de reconnaissance, mêmes négatifs
  •  de maintenir un faux sentiment et l’ensemble de pensées, de croyances et d’actions qui l’accompagnent
  •  de confirmer les injonctions parentales et de poursuivre son Scénario de Vie
  •  de maintenir une position de vie non saine en faisant la démonstration que soi-même ou bien que l’autre n’est « pas OK »
  •  de fournir un haut niveau d’échanges de signes de reconnaissance, tout en maintenant de la distance et en bloquant l’intimité.

Les charges émotionnelles délivrées dans cet échange représentent la motivation profonde de ce jeu et répondent aux blessures, croyances que chaque participant possède en lui.

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