Pascal nous disait « le cœur a ses raisons que la raison ignore ».

Ceci nous indique déjà comment nos interactions relationnelles sont dissociées de la raison, du système cognitif bien que celui-ci soit présent. Il s’interroge pour comprendre ce qui se passe, ces émotions qui surviennent. Dans les relations d’intimité, d’amitié, le système interactif est mis en avant, nous partageons des ressentis, des émotions.

Nous diffusons une énergie et nous captons celle de l’autre aussi bien dans les échanges non verbaux qu’au travers des mots prononcés. Nous parlons pour ressentir, faire ressentir à l’autre c’est-à-dire pour partager nos émotions, nos désirs, nos ambitions, nos doutes et nos peurs.

Lorsque nous sommes impactés pas ces émotions, nous pouvons les laisser se déverser, les observer, les évacuer car nous entendons le corps qui parle, qui se livre, qui nous informe. Nous pouvons également les rejeter, les nier, les refouler et provoquer l’activation du système cognitif pour qu’il analyse et comprenne ce qui se passe. Il doit agir afin que cela cesse, il doit prendre le contrôle de la situation, le contrôle de nos émotions pour respecter nos croyances sur ce qui doit ou ne doit pas être.

Tant que nous n’acceptons pas les émotions comme un langage, une information et que nous les jugeons au travers de nos croyances, le système cognitif s’activera naturellement pour les contrer, les éviter ou les exacerber, les dramatiser. Contenir ou mettre en scène ses émotions est une protection du système cognitif pour se conformer aux messages contraignants qu’il a intégrés.

Quand le système cognitif ne réussit pas à contrôler ses émotions, le système sensitif va prendre le relais pour assumer le stress qui en découle. Il va, soit fuir pour les étouffer, soit réagir violemment pour les expulser ou bien encore, diminuer toute activité corporelle et cognitive pour les masquer et nier leurs existences.